“Cultivons”, pour un monde sans faim

Oxfam au Burkina table sur une meilleure implication des journalistes burkinabè dans la campagne “Cultivons” qu’elle met en oeuvre pour influencer les politiques agricoles. Dans le cadre de cette la campagne, l’ONG a organisé un atelier de partage d’informations avec les journalistes le 13 avril 2017 à Ouagadougou.

D’ici 2050 la demande de nourriture va augmenter de 70%. En effet, selon Oxfam, « les élites locales et les investisseurs étrangers déplacent les producteurs familiaux », avec pour conséquence d’accentuer leur niveau vulnérabilité et de la pauvreté. Ce sont des problèmes auxquels toutes les parties prenantes du monde agricoles doivent réfléchir. Pour sa part, Oxfam croit en un monde où chacun pourra manger à sa faim. A travers sa campagne « Cultivons », l’ONG veut mettre fin au contraste d’une « planète qui produit assez de nourriture pour tous, mais avec plus d’un milliard d’affamés.»

Oxfam est convaincue que pour atteindre la sécurité alimentaire et bouter la famine hors de nos pays, il faut investir  dans l’agriculture familiale, renforcer la résilience des populations et promouvoir la consommation des produits locaux. Pour ce faire, il faut mettre un frein à l’accaparement des terres par les plus riches: « La concurrence pour le contrôle des ressources compromet l’avenir des exploitants à petite échelle » avertit Oxfam. Il faut ainsi permettre aux petits producteurs d’avoir des crédits et des intrants agricoles.

La création d’une banque agricole, annoncée pour fin 2017, pourrait faciliter l’accès  aux crédits aux paysans surtout aux femmes et aux jeunes pour un système alimentaire juste, productif et durable.

Au Burkina Faso où 60% du monde agricole a un visage féminin, Oxfam accorde une priorité aux femmes du monde rural afin de pallier les difficultés qu’elles rencontrent dans les domaines agro pastorales. Parmi ces diffultés figure l’accès sécurisé à la terre.

Présent dans 70 pays au monde, Oxfam délocalisera son siège à Nairobi en 2019. L’organisation a également décidé de se réorganiser afin de devenir « one Oxfam »; une seule Oxfam avec une seule stratégie pays, un directeur pays, une équipe et un  budget compris entre 6 et 7 milliards par an.

Aya Félicité KOUMBERE (stagiaire)

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