« Pour le meilleur et pour l’oignon»: l’histoire d’un agriculteur soumis aux lois du marché

Les participants au Festival Consom’acteurs ont pu voyager ce 25 mai en territoire nigérien, grâce au docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». Un voyage qui les a immergés de plain-pied dans le champ d’un producteur d’oignon. Dans son chef-d’œuvre, le réalisateur El Hadj Magori relate l’histoire d’un petit agriculteur soumis aux lois du marché…

Nous sommes à Galmi, au Niger. Lasse d’assister continuellement aux nombreux mariages de ses amies,  Salamatou s’impatiente. Il faut qu’elle se marie à son tour. Son prétendant lui aussi meurt d’envie de lui passer la bague au doigt.

Il y a cependant un problème. Ces dernières années, Yaro le père de Salamatou, producteur d’oignons, n’a pas fait de bonnes récoltes. Pourtant, il lui faut débourser beaucoup d’argent. Salamatou a besoin d’un nouveau lit, d’une armoire… Bref, elle doit être fin prête pour rejoindre Abidjan avec son futur époux, lorsque l’union sera scellée.

Projection du Docu-fiction "Pour le meilleur et pour l'oignon" lors du Festival Consom'acteurs

“Pour le meilleur et pour l’oignon” ou les déconvenues d’un producteur d’oignon

Mais cette année encore, la saison s’annonce rude. Les sols sont presque arides. Le père de Salamatou ne se décourage pas pour autant. Avec sa famille, il se bat comme il peut. « Quoi qu’il en soit, le mariage aura bien lieu à la récolte », prévient-il.

Contre toute attente, Yaro constate quelques mois plus tard que son champ présente une bonne physionomie. La récolte est abondante. Mais ses ennuis se poursuivent tout de même. Le cours de l’oignon est en chute libre. Pourra-t-il toujours assurer les dépenses du mariage ? S’inquiète Yaro.

Une vue des participants lors du Festival Consom'acteurs

Les festivaliers ont suivi le docu-fiction d’El Hadi Magori avc beaucoup d’intérêt

Le docu-fiction d’El Hadj Magori s’appuie sur un fait social anodin (le mariage) pour au final s’interroger sur une préoccupation majeure : les conditions de production et de commercialisation des produits des petits agriculteurs locaux.

Elza Nongana, festivalière a, pour sa part, bien apprécié le docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». « Le réalisateur a eu la bonne idée de mettre en lumière les difficultés que rencontrent quotidiennement les agriculteurs, de la production à l’écoulement », a-t-elle avancé. « C’est vraiment injuste de se rendre compte que ces agriculteurs abattent le plus gros du boulot et qu’au finish, ils sont soumis aux caprices des cours de leurs produits », a-t-elle déploré.

Resbron Guy Barry

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