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Soirée spéciale lait : le liquide blanc au cœur d’un débat très enrichissant

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Entrepreneurs, nutritionnistes, acteurs publics et privés de la filière lait,  journalistes et communicateurs… Tous ont apporté leur contribution au débat sur le lait de ce vendredi 27 mai, lors de la ‘’soirée spéciale lait’’ du Festival Consom’acteurs. Un débat qui s’est en général focalisé sur les voies et moyens de promotion d’une production endogène de lait au Burkina.

Quatre  panélistes ont animé les débats lors de la ‘’soirée spéciale lait’’. Il s’agit de Léon Badiara, Directeur de la promotion des filières animales (Ministère de l’élevage) ; Seydou Ilboudo, Directeur de la coopération commerciale (Ministère du commerce) ; Idrissa Tall (Secrétaire APESS/ Cascades) et Moussa Diallo (Secrétaire permanent de l’Union nationale des mini-laiteries).

Les panélistes, venus d’horizons divers ont apporté des réponses aux préoccupations des festivaliers

Importation et commercialisation du lait au Burkina, mécanismes de promotion de la filière lait,  qualité et compétitivité des produits laitiers burkinabè… Ce sont entre autres les thématiques qui ont nourri les discussions            . « Ce débat est l’occasion de se pencher sur les grandes difficultés de la filière lait au Burkina », se réjouit M.Diallo.

« Est-ce raisonnable de dire que le lait produit au Burkina ne suffit pas à couvrir tous les besoins de consommation des ménages ? En mon sens, les éleveurs ont juste besoin d’accompagnement », lance Stéphanie Dabira, étudiante en communication. Cette question, elle l’adresse directement au Directeur de la promotion des filières animales. Pour sa défense, Léon Badiara pointe du doigt l’insuffisance des moyens financiers mis à la disposition du secteur pastoral au Burkina. « Moins de1% du budget national sont accordés à l’élevage. Pour améliorer la productivité locale, il faut d’abord augmenter le potentiel génétique des animaux à travers l’insémination artificielle. Mais cela a beaucoup d’implications et nécessite de grands moyens », explique-t-il.

Débats très animés entre panélistes et festivaliers

« Les vaches du Burkina produisent du lait de qualité, comparativement au lait produit en occident », s’enthousiasme le paneliste Idrissa Tall. Mais l’arbre ne devrait pas cacher la forêt. Selon Ange Traoré, nutritionniste, de nombreux produits laitiers  faits au Burkina sont de qualité douteuse : « Le lait est un produit très périssable. Donc il faut être très prudent dans la manipulation. Pourtant, les conditions de fabrication et de conservation ne sont pas très souvent optimales ».

D’une manière générale, les festivaliers ont plaidé pour la promotion de la production endogène de lait. Condition indispensable à l’amélioration des conditions de vie des éleveurs et autres travailleurs du lait.

Resbron Guy Barry

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