Festival Consom’acteurs jour 3: Et si l’on parlait coton?

 ‘’Ti Tiimou (Nos sols)’’ et ‘’The cotton connexion’’. Ce sont les deux documentaires qui ont clôturé, ce 27 mai, la troisième édition du Festival Consom’acteurs. Des films très bien appréciés des festivaliers qui ont mené une séance de discussion après la projection.

 Qui de mieux pour expliquer l’essence d’une œuvre cinématographique que la personne qui l’a réalisée ? Mien de Grave, journaliste belge et réalisatrice du documentaire ‘’The cotton connexion’’ n’a pas marchandé sa présence au Festival. A ses côtés, deux autres panélistes : Christian Legay, du Conseil national de l’agroalimentaire biologique et Germaine Compaoré, de l’Association des femmes tisseuses Teega-wende.

« Le système est dirigé par une petite élite burkinabè et les puissances internationales », lance d’entrée de jeu la journaliste belge. « L’organisation de la filière coton nuit énormément aux producteurs. Ils sont obligés de collaborer avec la Sofitex. Ils n’ont pas d’autre choix. En plus de ça, les puissances internationales se livrent un combat pour avoir le monopole du coton au Burkina », explique-t-elle, pour éclaircir les zones d’ombre de Mathien Kalmogo.

Des échanges bien nourris entre panélistes et festivaliers

« Quelle est la prochaine lutte contre Monsanto ? », taquine Adèle Kiemtoré. La réponse de Christian Legay intervient comme un coup de semonce.  « Notre lutte, nous ne la menons pas seulement contre Monsanto, mais contre tous ceux qui veulent nuire au secteur agricole », prévient-il.

La présidente de l’Association des femmes tisseuses,  regrette pour sa part que presque la totalité du coton produit au Burkina soit exporté : «  5% seulement du coton est transformé au Burkina. Le reste est exporté », a-t-elle déploré.

”Il faut aider les producteurs et les tisseurs en consommant local” Germaine Compaoré

Dans la même logique, Mohamadou Sebgo a plaidé en faveur de l’imposition du port au Faso Danfani lors de toutes les activités culturelles : le Fespaco, la SNC…, et non plus seulement le 8 mars. Selon Germaine Compaoré, cette idée a déjà été prospectée par la fédération des femmes tisseuses. Reste maintenant à la mettre en œuvre afin que cela contribue significativement à l’épanouissement socio-économique des travailleuses du textile burkinabè.

Resbron Guy Barry  

 

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