Un marché des produits locaux au Festival Consom’acteurs

La troisième édition du festival Consom’acteurs bat son plein. En plus de la projection des films suivis des débats, on y trouve également une exposition des produits locaux à base du petit mil, du mais, du sésame et des produits maraichers bios.

Les festivaliers visitent l’exposition des biscuits à base de produits locaux

Dankabari Moristala  de la boulangerie Fasoleil a rassuré les participants sur les vertus du pain et des biscuits à base des  produits locaux. « Le baobab contient du fer qui est un élément très important pour la santé », « le miel facilite la circulation sanguine » a précisé le boulanger. Le responsable de l’entreprise Fasoleil dit rencontré quelques difficultés de commercialisation liées à la méconnaissance des produits. Afin de mieux écouler ses produits, l’exposant a invité les  festivaliers à consommer burkinabè car pour lui la transformation des produits locaux constitue une création d’emplois pour les jeunes.

Après la dégustation du pain, et des biscuits à base des produits locaux, certains participants visiblement émerveillés ont promis de changer leur consommation. « Consommer local, c’est consommer burkinabè et consommer burkinabè c’est contribuer au développement de son pays » à laisser entendre festivalier.

les Produits locaux bios

En plus du pain et des biscuits, il y a également des produits maraichers qui sont exposés.  Choux, Salades,  Aubergines, concombres sont entre  autres produits qui décorent le stand des produits maraichers. A chaque passage des visiteurs, la responsable des produits maraichers explique les conditions de productions de ces produits en ces termes : « Nos produits sont bios. Nous les avons produits dans des conditions naturelles sans utiliser les produits chimiques ».Le Festival Consom’acteurs offre une tribune aux participants, de découvrir, de déguster des produits locaux afin de permettre à chaque citoyen d’être un consommateur responsable.

M’pempé Bernard HIEN

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« Pour le meilleur et pour l’oignon»: l’histoire d’un agriculteur soumis aux lois du marché

Les participants au Festival Consom’acteurs ont pu voyager ce 25 mai en territoire nigérien, grâce au docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». Un voyage qui les a immergés de plain-pied dans le champ d’un producteur d’oignon. Dans son chef-d’œuvre, le réalisateur El Hadj Magori relate l’histoire d’un petit agriculteur soumis aux lois du marché…

Nous sommes à Galmi, au Niger. Lasse d’assister continuellement aux nombreux mariages de ses amies,  Salamatou s’impatiente. Il faut qu’elle se marie à son tour. Son prétendant lui aussi meurt d’envie de lui passer la bague au doigt.

Il y a cependant un problème. Ces dernières années, Yaro le père de Salamatou, producteur d’oignons, n’a pas fait de bonnes récoltes. Pourtant, il lui faut débourser beaucoup d’argent. Salamatou a besoin d’un nouveau lit, d’une armoire… Bref, elle doit être fin prête pour rejoindre Abidjan avec son futur époux, lorsque l’union sera scellée.

Projection du Docu-fiction "Pour le meilleur et pour l'oignon" lors du Festival Consom'acteurs

“Pour le meilleur et pour l’oignon” ou les déconvenues d’un producteur d’oignon

Mais cette année encore, la saison s’annonce rude. Les sols sont presque arides. Le père de Salamatou ne se décourage pas pour autant. Avec sa famille, il se bat comme il peut. « Quoi qu’il en soit, le mariage aura bien lieu à la récolte », prévient-il.

Contre toute attente, Yaro constate quelques mois plus tard que son champ présente une bonne physionomie. La récolte est abondante. Mais ses ennuis se poursuivent tout de même. Le cours de l’oignon est en chute libre. Pourra-t-il toujours assurer les dépenses du mariage ? S’inquiète Yaro.

Une vue des participants lors du Festival Consom'acteurs

Les festivaliers ont suivi le docu-fiction d’El Hadi Magori avc beaucoup d’intérêt

Le docu-fiction d’El Hadj Magori s’appuie sur un fait social anodin (le mariage) pour au final s’interroger sur une préoccupation majeure : les conditions de production et de commercialisation des produits des petits agriculteurs locaux.

Elza Nongana, festivalière a, pour sa part, bien apprécié le docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». « Le réalisateur a eu la bonne idée de mettre en lumière les difficultés que rencontrent quotidiennement les agriculteurs, de la production à l’écoulement », a-t-elle avancé. « C’est vraiment injuste de se rendre compte que ces agriculteurs abattent le plus gros du boulot et qu’au finish, ils sont soumis aux caprices des cours de leurs produits », a-t-elle déploré.

Resbron Guy Barry

Comment le coton OGM de Monsanto s’est transformé en fléau pour les paysans du Burkina Faso

Au Burkina Faso, les jours de Monsanto sont comptés. La multinationale se retire du pays. L’introduction de son coton OGM en 2009 ne s’y est pas vraiment passée comme prévu : présentée comme une solution miracle aux attaques de ravageurs, la nouvelle variété a surtout fini par ravager la qualité et la réputation du coton burkinabè. Mais le géant agro-chimique n’est pas seul en cause : à l’heure d’établir les responsabilités, les autorités locales sont en première ligne. Basta ! publie en exclusivité une enquête en trois parties sur la filière du coton transgénique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Première étape : comment la firme américaine a réussi à y vendre son coton transgénique.

PAR ABDUL RAZAC NAPON, MIEN DE GRAEVE, WOUTER ELSEN

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Festival Consom’Acteur: Des défis et des idées

Le festival Consom’Acteur est un cadre de débat sur les enjeux de l’alimentation et de l’agriculture. Un espace où nos festivaliers discutent et proposent des solutions à certains défis. Pour la deuxième édition, nous avons recueilli quelques idées émises lors des débats qui ont suivi les projections

“La question du financement n’est pas simple. C’est l’élément qui ralentit l’entrepreneuriat. Mais, il faut aller avec les moyens qu’on a.” Alphonse Sié Palm, promoteur d’une ferme d’embouche porcine

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Alphonse Sié Palm, promoteur d’une ferme d’embouche porcine. 

La question du financement n’est pas simple. C’est l’élément qui ralentit l’entrepreneuriat. Mais, il faut aller avec les moyens qu’on a. Quand on réfléchit sur un projet, nous voulons avoir tous les moyens à notre disposition pour le lancer. Il faut arriver à lancer le projet avec les moyens qu’on a. lorsqu’on lance le projet avec les moyens qu’on a, on peut être financé après. Aucune structure ne viendra vous financer tant que vous n’avez pas d’expériences dans le domaine, tant que vous n’avez pas fait un pas pour montrer au banquier que vous êtes engagé et que c’est pour cela que vous avez mis un franc, deux francs dans le projet. »

“L’initiative des jardins de santé a contribué à dimimuer les cas de malnutrition.” Assumi Abdel Aziz, responsable santé-nutrition à Action contre la faim (ACF) Burkina

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Abdoul Aziz, responsable santé-nutrition à Action contre la Faim (ACF).

« Le concept ‘’ Jardin de la santé ’’ est une approche qui permet d’améliorer la disponibilité et l’accès pour une alimentation de bonne qualité. Il est basé sur un certain nombre de principe, notamment la question de la production maraichère, de l’insertion des femmes en terme de «pouvoir économique », du changement de comportement de ces femmes et aussi de la diversification alimentaire ; de manière générale, à une alimentation adéquate.

L’objectif de jardins de la santé, ‘est de pouvoir arriver à un impact nutritionnel. Qu’est-ce que nous appelons impacts nutritionnels ? C’est de pouvoir arriver à une diminution des cas de malnutrition de manière générale. Quand on parle de jardins de la santé, il ne faut pas seulement voir la notion de « santé ». Ce sont des interventions qui sont multi facteurs, qui sont multidisciplinaires en termes d’intervenants. Nous avons la question de la santé qui est évoqué, la question de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, la question de la sécurité alimentaire. En gros, c’est un paquet d’activités qui permet dans un ménage spécifique, de pouvoir arriver à un impact nutritionnel et de démunie les cas de malnutrition. ».

“Il faut mettre l’accent sur l’amélioration des capacités d’adaptation des éleveurs aux changements climatiques, notamment en intégrant de nouvelles pratiques, de nouveaux comportements et en partageant surtout de bonnes pratiques.” Cissé Boubacar, point focal du réseau Billital Maorobè (RBM) au Burkina.

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Cissé Boubacar, point focal de Réseau Billital Maorobé (RBM) au Burkina.

« La question du pastoralisme est une question centrale dans le contexte actuel de notre sous-région, d’autant plus que cela relève d’une vie humaine. C’est un mode production, un mode de vie également. Nous pensons qu’il faut mettre l’accent sur trois axes essentiels. D’abord, l’amélioration des politiques de nos pays à l’endroit du pastoralisme. Il faut qu’il y ait véritablement des politiques qui accompagnent ce secteur. Deuxièmement, l’amélioration des capacités d’adaptation des éleveurs aux changements climatiques, notamment en intégrant de nouvelles pratiques, de nouveaux comportements ; mais en partageant surtout de bonnes pratiques. Le troisième axe, c’est la concertation inter Etats. Le pastoralisme est une question de mobilité ; et qui dit mobilité dit intégration. Le pastoralisme nous recommande d’avoir une concertation entre les Etats par rapport à la question de la mobilité, par rapport à la question de l’élevage.

Je pense que si chacun joue sérieusement son rôle, le combat pour l’adaptation du pastoralisme à ses défis sera gagné. Partout dans la sous-région, là où nous avons des situations de crise, en majorité ce sont des zones où le pastoralisme est beaucoup développé. Posons-nous la question de savoir pourquoi c’est là-bas que ça ne va pas, pourquoi c’est là-bas que le problème d’insécurité se pose, pourquoi c’est là-bas que le niveau de pauvreté est élevé. C’est dire que chacun doit jouer pleinement son rôle. Que ce soit les Etats, les populations, les éleveurs où les partenaires techniques et financiers. C’est ainsi que nous allons gagner ce combat. ».

“Pour résoudre les problèmes de la culture du coton, il faut aussi aller aux les bio-pesticides qui protègent l’environnement.” Yacouba Coura, Vice président de l’Union national des producteurs de coton du Burkina (UNPCB)

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Yacouba Coura, vice-président de l’UNPCB.

« La difficulté au niveau de la production du coton, c’est le prix du coton qui est souvent flexible, qui n’est pas stable. Il y a aussi le coût des intrants qui est élevé. C’est cela qui constitue la difficulté. Il y a aussi les aléas climatiques qui ne favorisent pas le producteur. Au niveau de la récolte, il y a une autre difficulté, c’est la main-d’œuvre. Nous pouvons bien produire, mais rencontrer plein de problèmes à la récolte. Il y a les animaux qui nous endettent, le vent. Tout cela pose de sérieux problèmes.

Pour résoudre les problèmes de la culture du coton, il faut renforcer les capacités des producteurs en les formant notamment au travail de la fumure organique. C’est un moyen d’accroissement nos rendements. Il faut aussi aller aux les bio-pesticides qui protègent l’environnement. Je pense que ce sont des solutions. Egalement, nous pouvons aller à la modernisation en rendant disponible des outils, qui vont nous aider à aller de l’avant. Les autorités également doivent prendre les devants des choses pour la transformation du coton. C’est cela qui va vraiment faire vivre les producteurs de coton des fruits de leur sueur. »

 

Propos recueillis par Nouroudine Lenoble LOUGUE, Hadepté Dâ et Danouma Ismaèl TRAORE

Festival Consom’Acteur : l’entreprenariat des jeunes et le pastoralisme au menu des échanges

Débuté le 23 septembre 2016, le festival de film sur l’agriculture Consom’Acteur s’est poursuivi ce samedi 24 septembre. Trois films ont été projetés, suivi d’échanges sur des problématiques liées à l’agriculture et à l’entrepreneuriat des jeunes. Un des films qui a surtout attiré l’attention des participants, c’est le film « Des hommes, des animaux et des sècheresses, la résistance à bout de souffle ».

14423801_10210769982195042_1570413913_oLes changements climatiques ont un impact réel sur l’élevage dans les pays du Sahel. C’est en substance le message de ce film, réalisé par S. Ouattara et Gaoussou Nabaloum. Un film qui traduit les réalités vécues par les éleveurs dans les pays sahéliens. Ce qu’on constate c’est la rareté ou même le manque d’eau et de pâturage. Toute chose qui provoque la perte de plusieurs animaux. Dans ce contexte, les éleveurs burkinabè et nigériens rencontrent des difficultés à pouvoir s’adapter à ces nouvelles réalités.

Les panélistes à savoir Mr Gaoussou Nabaloum et …. sont revenus sur toute la nécessité de réfléchir à des actions qui pourront permettre de pallier ces difficultés. Cela passe nécessairement par une contribution active de l’ensemble des acteurs à savoir d’une part les éleveurs qui sont directement victimes des affres des changements climatiques, et de l’autre l’Etat qui a la charge la gestion du pays et donc de proposer des politiques publiques en la matière. C’est pourquoi au regard de l’importance de l’élevage dans le développement du pays, les participants ont souhaité que des initiatives soient prises de part et d’autres pour s’adapter à ces changements et pourquoi pas les dompter. Des intervenants ont relevé que l’élevage est un secteur capital mais qui est défavorisé au niveau des politiques publiques.

Selon les intervenants ont reconnu que l’Etat peut mieux faire en faveur en détaxant par exemple des intrants.

Cette 2e journée du festival a été a vu la projection une série de reportage mettant en valeur l’entrepreneuriat des jeunes. L’intérêt a été ici de montrer que l’agriculture est une alternative et que des gens, notamment des jeunes y réussissaient. Cela a permis aussi de passer en revue les difficultés rencontrées par les jeunes entrepreneurs, allant du manque ou de l’insuffisance de financement aux problèmes de formation.  “Quand on a une idée de projet, il ne faut pas se lasser de taper aux portes. Un jour ça finira par payer”, a conseillé Sié Palm, jeune entrepreneur.

Les activités de la soirée ont pris fin aux environs de 21 heures et rendez-vous a été donné pour le lendemain.

L’entrepreneuriat agricole en question ce samedi au Festival Consom’Acteur

Le festival consom’acteur, ouvert hier, se poursuit ce samedi 24 septembre. Au programme pour cette deuxième soirée, la projection de trois films et des débats. La première projection débat aborde la question de l’entrepreneuriat agricole.

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Crédit photo: Agribusiness TV

Synopsis

« CES JEUNES QUI INNOVENT DANS L’ENTREPRENEURIAT AGRICOLE »
Agribusiness TV l serie reportages l 2016

Avec 70% de sa population sous la barre des 30 ans, l’Afrique a la plus forte proportion de jeunes au monde. Une jeunesse confrontée au chômage grandissant qui en même temps va devoir nourrir une population qui va quasiment doubler d’ici 25 ans. Dans cette séance, nous vous proposons une série de reportages sur des initiatives entrepreneuriales innovantes de jeunes dans le secteur agricole. L’objectif étant de mettre en débat leur rôle et leur potentiel dans la modernisation de l’agriculture en Afrique, ainsi que les défis auxquels ils sont confrontés.

Débat : Quelle contribution des jeunes dans la modernisation de l’agriculture africaine ?

Télécharger ici le programme2016 du festival

Bon festival.