« Le lait mensonges et vérités »: le film de la soirée lait du festival

Le lait considéré comme un aliment complet par les nutritionnistes, a toujours été recommandé dans l’alimentation des enfants pour favoriser leur croissance et renforcer leurs os. Cependant depuis quelques années, certains professionnels de la santé et industriels s’opposent aux vertus du lait. Ainsi, les consommateurs se posent souvent la question : Faut-il consommer les produits laitiers ou pas ? Pour apporter des réponses à cette interrogation, Lina KASSBAUM et Tina LEED sont allées à la rencontre des scientifiques, médecins et producteurs de lait européens.

Les festivaliers attentifs pendant la projection

Le documentaire « le lait mensonges et vérités » deuxième projection de la 3ème édition du festival Consom’Acteurs présente les avis de différents spécialistes sur les effets de la consommation des produits laitiers sur la santé de l’Homme. A ce propos, les avis sont partagés, les producteurs et nutritionnistes européens interrogés sur la question sont favorables à la consommation des produits laitiers. Selon le nutritionniste français Jean Michel LECERF « il n’y a pas d’effets négatifs notables liés à la consommation du lait ».

Cependant certains médecins européens affirment que le lait pourrait être associé au développement de certaines maladies chez l’individu comme : le diabète, la sinusite, le surpoids, le cancer, etc. Le docteur Bernard ARANDA interrogé dans le documentaire a confié avoir des milliers de patients qui souffrent d’une intolérance alimentaire due à la consommation des produits laitiers. De l’avis de certains spécialistes, cette intolérance est surtout causée par la consommation du lait industriel. Selon le Docteur allemand Maximilian LEDOSCHOWKI : « c’est la transformation du lait qui pose problème, le corps humain n’est pas encore adapté aux méthodes de transformation moderne du lait ».

Le film a suscité beaucoup d’intérêt pour les participants

Face à cette controverse sur la consommation des produits laitiers, plusieurs études scientifiques menées en Europe n’ont pas donné des résultats convaincants sur les effets néfastes du lait sur la santé de l’Homme. Les médecins de par leurs expériences affirment que des individus souffrent d’une intolérance alimentaire due à la consommation du lait. Les nutritionnistes restent convaincus que le lait est un aliment complet. Les scientifiques recommandent une consommation modérée du lait mais régulière. Les consommateurs quant à eux, malgré les différentes interrogations sur les vertus du lait ont toujours une image positive sur le lait et ses dérivés.

  Sébatou Fatima NABALOUM

Un marché des produits locaux au Festival Consom’acteurs

La troisième édition du festival Consom’acteurs bat son plein. En plus de la projection des films suivis des débats, on y trouve également une exposition des produits locaux à base du petit mil, du mais, du sésame et des produits maraichers bios.

Les festivaliers visitent l’exposition des biscuits à base de produits locaux

Dankabari Moristala  de la boulangerie Fasoleil a rassuré les participants sur les vertus du pain et des biscuits à base des  produits locaux. « Le baobab contient du fer qui est un élément très important pour la santé », « le miel facilite la circulation sanguine » a précisé le boulanger. Le responsable de l’entreprise Fasoleil dit rencontré quelques difficultés de commercialisation liées à la méconnaissance des produits. Afin de mieux écouler ses produits, l’exposant a invité les  festivaliers à consommer burkinabè car pour lui la transformation des produits locaux constitue une création d’emplois pour les jeunes.

Après la dégustation du pain, et des biscuits à base des produits locaux, certains participants visiblement émerveillés ont promis de changer leur consommation. « Consommer local, c’est consommer burkinabè et consommer burkinabè c’est contribuer au développement de son pays » à laisser entendre festivalier.

les Produits locaux bios

En plus du pain et des biscuits, il y a également des produits maraichers qui sont exposés.  Choux, Salades,  Aubergines, concombres sont entre  autres produits qui décorent le stand des produits maraichers. A chaque passage des visiteurs, la responsable des produits maraichers explique les conditions de productions de ces produits en ces termes : « Nos produits sont bios. Nous les avons produits dans des conditions naturelles sans utiliser les produits chimiques ».Le Festival Consom’acteurs offre une tribune aux participants, de découvrir, de déguster des produits locaux afin de permettre à chaque citoyen d’être un consommateur responsable.

M’pempé Bernard HIEN

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« Pour le meilleur et pour l’oignon », le film d’ouverture du Festival

La troisième édition du festival Consom’Acteurs a débuté le jeudi 25 mai 2017 à Ouagadougou. Pour la première soirée consacrée au maraichage, c’est le film du réalisateur nigérien El hadj Magori intitulé « Pour le meilleur et pour l’oignon », qui a été servi aux participants. Après avoir visionné le film de 52 minutes qui retrace les conditions difficiles de la production de l’oignon, c’est par des débats bien nourris que la soirée a pris fin.

Les participants visiblement intéressés par le débat

A l’issue de la projection du film, ce sont des panelistes bien imprégner des questions de la production ainsi que la commercialisation des produits maraichers qui ont dirigé les débats avec les participants. Il s’agit d’Abdoulaye Tao, journaliste à l’Economiste du Faso, Claude Arsène Sawadogo de l’association Bio Protect, de Mahamoudou Congo de la boulangerie Faso leil et de Lamine Tangosgossé président de l’association Agrodia.

Au cours des échanges, c’est la problématique de l’utilisation  des pesticides par les maraichers en particulier  et  les producteurs en général qui a le plus alimenté les débats. A ce propos, Lamine Tangosgossé dit reconnaitre les effets néfastes de ces produits mais sa structure travaille à sensibiliser les producteurs pour une utilisation rationnelle. Le président de l’association agrodia, une association spécialisée dans la commercialisation des pesticides, a rassuré les participants de la disponibilité d’Agrodia à conscientiser les paysans à l’utilisation des produits bios.

« L’utilisation des produits chimiques est un crime ». selon Serges Bayala

« L’utilisation des produits chimiques est un crime ». C’est par ces propos que Serges Bayala un des participants aux débats a dépeint les risques liés à l’utilisation des pesticides. Pour lui, ces produits sont à l’origine  de nombreuses maladies telles que les cancers. Serge Bayala propose le retour aux anciennes méthodes culturales pour remédier à ce phénomène.  

Au regard de la dangerosité des produits chimiques, c’est l’agro écologie qui est recommandé par la plupart des intervenants. Réné Aimeneker du  Cinabio a précisé que l’Agro écologie  consiste à utiliser des techniques proches de la nature sans détruire son prochain. Mais pour obtenir les produits bios, le producteur doit faire contrôler sa production afin de bénéficier d’une certification.

En plus de la production, les participants et les panelistes se sont également intéressés à la commercialisation des produits des agriculteurs. Abdoulaye Tao estime que le secteur de l’agriculture peut être rentable à condition que l’Etat recadre les prix d’achat pour permettre aux producteurs de vendre leur récolte à un prix qui les permettra de vivre de leur production. Pour Salouka Boureima le secteur agricole constitue une opportunité économique pour la jeunesse burkinabè. Il propose que l’on mène une réflexion approfondie  afin de trouver des marchés porteurs pour les producteurs et cela pourrait éviter les migrations qui constituent des problèmes de l’heure.

Le festival Consom’Acteurs se veut un cadre de débat sur les enjeux de l’alimentation et de l’agriculture, un espace où les festivaliers discutent et proposent des solutions à certains défis.  La troisième édition se poursuit avec la soirée lait le vendredi 26 mai et la soirée coton le 27 mai 2017.

M’pempé Bernard HIEN

 

« Pour le meilleur et pour l’oignon»: l’histoire d’un agriculteur soumis aux lois du marché

Les participants au Festival Consom’acteurs ont pu voyager ce 25 mai en territoire nigérien, grâce au docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». Un voyage qui les a immergés de plain-pied dans le champ d’un producteur d’oignon. Dans son chef-d’œuvre, le réalisateur El Hadj Magori relate l’histoire d’un petit agriculteur soumis aux lois du marché…

Nous sommes à Galmi, au Niger. Lasse d’assister continuellement aux nombreux mariages de ses amies,  Salamatou s’impatiente. Il faut qu’elle se marie à son tour. Son prétendant lui aussi meurt d’envie de lui passer la bague au doigt.

Il y a cependant un problème. Ces dernières années, Yaro le père de Salamatou, producteur d’oignons, n’a pas fait de bonnes récoltes. Pourtant, il lui faut débourser beaucoup d’argent. Salamatou a besoin d’un nouveau lit, d’une armoire… Bref, elle doit être fin prête pour rejoindre Abidjan avec son futur époux, lorsque l’union sera scellée.

Projection du Docu-fiction "Pour le meilleur et pour l'oignon" lors du Festival Consom'acteurs

“Pour le meilleur et pour l’oignon” ou les déconvenues d’un producteur d’oignon

Mais cette année encore, la saison s’annonce rude. Les sols sont presque arides. Le père de Salamatou ne se décourage pas pour autant. Avec sa famille, il se bat comme il peut. « Quoi qu’il en soit, le mariage aura bien lieu à la récolte », prévient-il.

Contre toute attente, Yaro constate quelques mois plus tard que son champ présente une bonne physionomie. La récolte est abondante. Mais ses ennuis se poursuivent tout de même. Le cours de l’oignon est en chute libre. Pourra-t-il toujours assurer les dépenses du mariage ? S’inquiète Yaro.

Une vue des participants lors du Festival Consom'acteurs

Les festivaliers ont suivi le docu-fiction d’El Hadi Magori avc beaucoup d’intérêt

Le docu-fiction d’El Hadj Magori s’appuie sur un fait social anodin (le mariage) pour au final s’interroger sur une préoccupation majeure : les conditions de production et de commercialisation des produits des petits agriculteurs locaux.

Elza Nongana, festivalière a, pour sa part, bien apprécié le docu-fiction « Pour le meilleur et pour l’oignon ». « Le réalisateur a eu la bonne idée de mettre en lumière les difficultés que rencontrent quotidiennement les agriculteurs, de la production à l’écoulement », a-t-elle avancé. « C’est vraiment injuste de se rendre compte que ces agriculteurs abattent le plus gros du boulot et qu’au finish, ils sont soumis aux caprices des cours de leurs produits », a-t-elle déploré.

Resbron Guy Barry

Acte 3 du festival consom’acteurs : L’ABJCA tient le pari

C’est résolument parti pour les activités de la troisième édition du festival de films sur l’alimentation et l’agriculture ‘’ Consom’acteurs’’. Porté par l’ABJCA, l’Association burkinabè des journalistes et communicateurs agricoles, il se veut une occasion pour les participants de s’interroger sur les modes de production agricoles et l’alimentation.

Inoussa Maiga, président de l’ABJCA

« Un lieu de rencontre entre des citoyens qui discutent des questions qui concernent ce que nous avons dans nos assiettes, afin de faire des choix judicieux sur l’alimentation ». Voilà comment Inoussa Maiga a présenté le festival Consom’acteurs, à l’ouverture de la 3e édition. Le président de l’ABJCA est convaincu qu’il faut plus que jamais susciter le débat sur les pratiques de production. Il a rappelé l’affaire dite du riz en plastique qui serait commercialisé sur le marché burkinabé et dont la presse nationale a fait échos.

Le festival consom’acteurs, c’est trois éditions organisées sans discontinuer. En dépit des difficultés rencontrées cette année dans la mobilisation des ressources, l’ABJCA  a tient néanmoins le pari de respecter son rendez-vous annuel. À l’image des éditions antérieures, le public ne s’est pas fait prié pour assister à la projection du premier film de l’édition 2017.

Pour la première soirée de festival, les participants ont eu droit à la « soirée spéciale maraîchage ». « Pour le meilleur et pour l’ognon. » ; voilà le film qui a ouvert le bal des projections de films. Le Docu-fiction de 52 minutes du nigérien Elhadj Magori présente les difficultés que rencontrent les producteurs de c

La première soirée a connu un réel succès

e légume, du fait de l’instabilité des prix. Une problématique qui a visiblement intéressé le public, au regard de la qualité des débats, conduit sous la direction de quatre panélistes bien au fait de la question.

En plus des projection de films suivis de débats, la 3e édition invite le public à découvrir des stands d’exposition, mais aussi à déguster des mets locaux. Les deux dernières soirées seront consacrées au lait et au coton. L’acte 3 de consom’acteurs promet déjà d’être un rendez-vous réussi.

Nouroudine Lenoble LOUGUE

Communiqué de presse : La troisième édition du festival Consom’Acteurs s’ouvre ce jeudi 25 mai 2017

L’Association Burkinabè des Journalistes et Communicateurs Agricoles (ABJCA) tient son festival de films sur l’Alimentation et l’Agriculture les 25, 26 et 27 mai 2017, à Ouagadougou, au siège de l’Autorité du Liptako Gourma.

Après deux éditions qui ont démontré tout l’intérêt de l’initiative, la troisième édition du festival poursuit dans la même ambition de faire de chaque chaque citoyen burkinabè un consommateur responsable, actif et averti. Et cela, à travers les débats sur les enjeux du moment, en matière d’alimentation et d’agriculture.

Communiqué de presse FFAA2017

Niger : Un guide pour protéger les droits de l’enfant dans le secteur agricole

Le réseau national des chambres d’agriculture (RECA) au Niger, a établi un guide pour mesurer les multiples dangers auxquels les enfants sont exposés dans le monde rural. Élaboré avec l’appui de la Fao, dans les régions d’Agadez, de Tillabéry et Tahoua (Niger), ce document informe et sensibilise les producteurs familiaux, pour une meilleure efficacité dans la lutte pour la protection des droits de l’enfant.

Selon le code du travail nigérien, « Les enfants ne peuvent être employés dans une entreprise, même comme apprentis, avant l’âge de quatorze (14) ans » quel que soit le domaine d’activité. Cependant la réalité est tout autre dans ce pays, où les populations ont adopté l’exploitation familiale comme solution à l’insécurité alimentaire. Les principales ressources humaines restent alors les membres des familles y compris les jeunes enfants. Il y a également le problème de la surcharge, auquel ils font face. En effet, il arrive que ces derniers transportent de charges dépassant leurs capacités. « Ce qui entraine la consommation de stupéfiants (dopage), la délinquance, des risques de blessures graves dues au port des sacs dépassant souvent les 100 kg ». Ils risquent l’intoxication, la déformation, le retard dans la croissance, des maladies pulmonaires, des dermatoses, la hernie etc.

Par ailleurs le code du travail nigérien en son article 107 avertit : « Les pires formes du travail des enfants sont interdites parmi lesquelles les travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquels ils s’exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant. » Aussi faut-il ajouter les risques d’abandon de l’école.

Le RECA pense qu’il faut éradiquer ces types de dangers de la vie des enfants. Il faut former et informer les parents sur les risques qu’encourent leurs enfants. Scolariser les enfants. Encourager la création d’écoles de seconde chance à l’image des centres de formation aux métiers et des écoles professionnelles spécialisées.

Les secteurs agricole et hydraulique soient indissociables, des petits de moins de 13 ans sont contraints de faire des corvées d’eau pouvant atteindre 8 heures par jour sous une chaleur supérieure ou égale à 40 degré Celsius, selon le RECA. Ils courent des risques de blessures aux mains et la chute dans les puits. L’enfant est toujours dans un état de fatigue générale.

A long terme ces enfants seront confrontés à des maladies comme la déformation, la lombalgie, des maux de dos et bien d’autres.

Dans ce guide, élaboré avec l’aide de la Fao au Niger, le RECA préconise au monde agropastoral plusieurs alternatives afin de réduire le pénible travail des enfants.

Quant au secteur de l’élevage le RECA croit que la conduite des animaux par les enfants n’est pas exempte de dangers pour les touts petits. Ayant un âge compris entre 6 et 7 ans, ils sont exposés aux intempéries, aux risques des attaques par les animaux dangereux comme le chacal, le chien enragé, les hippopotames etc. Ils peuvent se noyer dans les eaux de breuvages des animaux, s’égarer, sauter sur les mines, se blesser dans les conflits qui opposent agriculteurs et éleveurs.

Au vu de cette situation le guide propose plusieurs solutions qui sont entre autres « la Création d’écoles nomades, la formation des enseignants, la révision des programmes scolaires pour intégrer la question de la réduction du travail des enfants et des droits des enfants ». Et pour la mise en œuvre de ces propositions, il faut sensibiliser les acteurs du monde pastoral, offrir « un appui aux parents pour la réduction de la pauvreté (programme de protection sociale, projet et programme de développement etc.) ».

En plus des corvées d’eau, il y a également la corvée de bois, un genre de travail qui touche de plus en plus les jeunes filles au Niger. La conséquence immédiate pour les scolarisées est le manque de révision des cours, et à long terme l’abandon de l’école.

« Aussi, peu d’actions visant à extraire les enfants n’ayant pas l’âge requis ou tendant à prévenir et réduire les risques du travail de l’enfant dans l’Agriculture, ont été initiées par les acteurs du secteur ». C’est l’une des raisons pour lesquelles ce guide a été conçu. Il a été fait par le RECA à la suite ,de la collecte de données de terrains dans les régions d’Agadez, de Tillabéry et Tahoua, de l’organisation de plusieurs ateliers régionaux de partage, validation et enrichissement qui ont réuni des producteurs, des représentants d’organisations de producteurs, des consulaires de Chambres Régionales d’Agricultures (OPA), les ONG et associations, le secteur privé et les institutions de l’administration du secteur, ainsi que des structures d’appui aux services agricoles, d’éducation, de santé, du travail et de la protection sociale.

Aya Félicité KOUMBERE

(Stagiaire)